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Infos étude
- 1500 € HT
- rédigée en français
- février 2012
- 146 pages
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Eolien offshore en France

 L’éolien offshore en France à l’horizon 2015

 Quels enjeux pour les entreprises françaises
dans un marché prometteur ?

 

 Un marché de 20 MdE s’ouvre aux entreprises françaises

L’éolien offshore est en passe de devenir un marché incontournable. Grâce aux appels d’offres lancés par l’État, ce sont 20 MdE qui seront mis sur la table ces vingt prochaines années pour financer ces parcs en mer. Du côté des fabricants de turbines, Areva et Alstom semblent les mieux positionnés pour décrocher des contrats. Mais ces opérateurs vont devoir composer avec les acteurs historiques de l’éolien comme Siemens ou Vestas qui jouent pour l’instant les premiers rôles en Europe. Du côté des exploitants, les deux géants français EDF et GDF Suez comptent bien entrer dans la course afin de tirer profit des revenus substantiels générés par le métier d’exploitant. Mais là aussi, la concurrence s’annonce rude. En France d’abord, où l’Espagnol Iberdrola avance ses pions en prenant la tête de l’un des trois consortiums pressentis pour remporter l’appel d’offres. A l’international ensuite, où les grands groupes européens de l’énergie investissent massivement dans les énergies vertes. 

Un relais de croissance pour de nombreux secteurs

Les aides publiques destinées aux énergies renouvelables en France ont jusqu’ici favorisé les équipements fabriqués à l’étranger. 95% du parc éolien à terre est ainsi équipé de turbines produites en dehors des frontières. De la même manière, la moitié des panneaux photovoltaïques installés chaque année en France vient de Chine. Pour ne pas reproduire ce schéma qui creuse le déficit extérieur du pays et pèse in fine sur sa compétitivité, l’État a choisi les appels d’offres pour construire les parcs en mer. Le cahier des charges de ces derniers est contraignant dans la mesure où il fait la part belle aux candidats assurant des retombées locales en matière industrielle. En d’autres termes, l’éolien peut se révéler un relais de croissance appréciable pour de nombreux secteurs industriels français selon l’analyse des experts de Xerfi. A condition toutefois de bien mesurer l’état des forces concurrentielles. Cette étude propose ainsi un panorama des forces en présence pour chacun des maillons de la chaîne de valeur d’un parc éolien offshore fondé sur le décryptage des opportunités de développement segment par segment.

Les atouts indéniables de la France

Avec ses 3 500 kmde côtes en métropole et ses territoires d’Outre-mer, la Franceest à la tête du deuxième espace maritime mondial derrière les États-Unis. En outre, la mobilisation des savoir-faire de l’industrie française dans l’aéronautique (EADS et ses sous-traitants), l’industrie navale (DCNS, STX et leurs sous-traitants), les matériels et composants électriques (Schneider Electric, Nexans, etc.) ou encore les travaux maritimes (Total, Technip, Bouygues, Vinci, Eiffage) peut favoriser la mise en place d’une filière de l’éolien offshore en France. Une filière qui doit également avoir en ligne de mire le marché international. Avec leurs énormes besoins en matière d’énergie,la Chine et les autres grands pays émergents sont en effet des marchés particulièrement prometteurs pour l’éolien offshore.

D’importants défis à relever 

L’appel d’offres lancé par les pouvoirs publics français ambitionne de créer un cadre plus incitatif pour les porteurs de projets afin de susciter, à terme, l’émergence d’une filière de l’éolien offshore en France. Ce mode de production offre de fait des avantages indéniables : une plus grande efficacité énergétique et une réduction des aléas de production par rapport à l’éolien terrestre, une nuisance visuelle moindre avec des parcs installés à distance des côtes, etc. Cependant les entreprises qui souhaitent s’y développer devront relever de nombreux défis selon les experts de Xerfi, et en particulier :

  • l’organisation des ports afin de faciliter la logistique liée à la construction, l’exploitation et la maintenance des parcs. Pour cela, les autorités portuaires doivent consentir des investissements pour accueillir des zones de montage, des équipes de maintenance et des navires spécifiques pour l’installation des parcs ;
  • un accès au financement facilité, l’éolien offshore étant particulièrement gourmand en capitaux. À ce titre, la crise des dettes souveraines en Europe et le risque possible de credit crunch pourraient retarder la maturation des projets ;
  • la mise en place des filières de formation, en particulier dans le domaine de la maintenance des installations ;

la réduction des coûts du mégawattheure produit afin d’accroître la compétitivité de cette filière, en augmentant par exemple la puissance unitaire des éoliennes et la taille des pales. A cet effet, les fabricants et leurs sous-traitants se sont engagés dans une course à l’innovation. Celle-ci se fait en solitaire, en s’alliant avec d’autres opérateurs ou encore via des opérations de croissance externe afin d’acquérir des technologies spécifiques. Les éoliennes flottantes sont notamment l’une des voies explorées pour réduire les coûts des projets en France.

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